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Les membres de notre société habitent principalement dans les régions de la Veluwe et de la Vallée de la Gueldre, aux Pays-Bas. Depuis sa formation en 2001, notre ensemble a participé chaque année aux commémorations de l’Opération Market Garden, dont la cérémonie commémorative de parachutage sur la lande « Ginkelse Heide », près d’Ede, constitue l’apogée annuelle. Au terme de notre collaboration avec « The Royal British Legion » en 2007, nous avons décidé de changer l’appellation de la société. Avec notre nouveau nom, nous souhaitions rendre hommage à nos libérateurs de la Seconde Guerre mondiale et mettre l’accent sur nos propres origines régionales. Aussi avons-nous choisi le nom de Pegasus Pipes & Drums, que nous arborons avec fierté depuis le 12 avril 2008. Vous trouverez ci-dessous un résumé de l’origine du logo Pegasus et du rôle joué pendant la Seconde Guerre mondiale par les hommes qui l’ont porté, particulièrement lors des Opérations Tonga, Market Garden et Pegasus.
Le logo Pegasus Le logo Pegasus est l’emblème de l’ensemble des troupes aéroportées britanniques. Il fut conçu par le peintre anglais (Major) Edward Seago en mai 1942, sur la requête du Général de division Sir Frederick (« Boy ») Browning. Celui-ci décida d’adopter comme emblème de sa division le héros grec Bellérophon, assis sur le cheval ailé Pégase (« Pegasus » en anglais). D’après la mythologie grecque, Bellérophon est le héros qui parvint à capturer le cheval Pégase et à le maîtriser. Il s'en servit ensuite comme monture lors de son combat contre Chimère, le monstre cracheur de feu. C’est ainsi que Bellérophon devint le premier combattant aérien de l'histoire. Un emblème approprié, selon Browning, qui était à cette époque le commandant de la 1ère Division aéroportée britannique.
A partir de 1942, l'emblème fut porté par tout combattant aéroporté britannique. Ces militaires étaient rattachés au 1er Corps aéroporté, qui comprenait la 1ère et la 6ème Divisions aéroportées. Ces deux divisions furent progressivement formées pendant la Seconde Guerre mondiale. Au mois de septembre 1944, Browning fut promu Général de corps aérien et commandant de ce corps aéroporté. L’Opération Tonga Les premières troupes alliées à fouler le sol français, lors du débarquement du 6 juin 1944, furent les hommes de la 6ème Division aéroportée, sous le commandement du Général Sir Richard Nelson Gale. Leur but était de défendre le flanc gauche du secteur du débarquement, en prenant et tenant le seul site de traversée de l’Orne et du Canal de Caen, au nord de la ville de Caen, et en détruisant quatre ponts plus à l’est, pour empêcher les blindés allemands de rejoindre les plages. L’opération fut un grand succès. Le pont de Bénouville sur le Canal de Caen à la mer fut rebaptisé Pegasus Bridge (pont Pégase), en l’honneur des hommes de la 6ème Division aéroportée.
L’Opération Market Garden En septembre 1944, le Maréchal Montgomery donna l'ordre d'exécution de l'Opération Market Garden, qui avait pour but la conquête des ponts sur les grands fleuves du sud des Pays-Bas. Ces ponts – à Eindhoven, Nimègue et Arnhem – devaient être pris par surprise par les troupes aéroportées, à la suite de quoi le 30ème Corps d'armée, sous les ordres du Général Horrocks, pourrait avancer rapidement jusqu’à Arnhem, par les ponts ainsi sous contrôle.
Browning conduisit la partie aéroportée de l'opération en tant que commandant de corps. Pour cette opération, le corps était composé de la 101ème Division aéroportée américaine (Eindhoven), de la 82ème Division aéroportée américaine (Nimègue) et de la 1ère Division aéroportée britannique (Arnhem). Une unité aéroportée polonaise, la 1ère Brigade parachutiste indépendante polonaise, fut également ajoutée à la division britannique. La Bataille d’Arnhem Le dimanche 17 septembre 1944, des parachutages furent effectués entre les villes de Wolfheze et d’Ede, à l’ouest d’Arnhem, par les troupes aéroportées britanniques. Leur but était la conquête du pont traversant le Rhin à Arnhem. Malgré un début encourageant, l’opération se heurta rapidement à une résistance allemande imprévue et par manque de renforts, seule une partie du bataillon du Lieutenant-colonel John Frost réussit à atteindre le pont d’Arnhem. Dans la nuit du 25 au 26 septembre, les militaires britanniques encore en état de le faire se replièrent vers la rive sud du Rhin. Arnhem se révéla être « un pont trop loin ».
L’Opération Pegasus Après la Bataille d’Arnhem, le front de libération s’arrêta au sud des grands fleuves. La Résistance néerlandaise du coté nord des fleuves fut confrontée au refus de capitulation d’un grand nombre de militaires britanniques, ou entre-temps, de leur fuite. En liaison avec des officiers britanniques cachés, la Résistance d’Ede développa un plan pour reconduire, en une seule fois, 150 parachutistes cachés dans la Veluwe et la Vallée de la Gueldre à travers la ligne de front, vers la zone libérée. Cette opération, dénommée Opération Pegasus, fut un grand succès. Dans la nuit du 22 au 23 octobre 1944, quelque 136 hommes purent rejoindre leurs propres lignes, à travers les forêts de Bennekom et en passant le Rhin à Renkum.
Dans un souci de complétude, il convient de signaler qu’une deuxième Opération Pegasus, au mois de novembre 1944, se solda par un échec. Seuls quelques militaires britanniques purent en réchapper. |